Historique 2018-2019

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Jeudi 22 novembre 2018 à 16h30 - Salle P114 (IFCT)
Marcel Bariou
BRASNAH SARL, Millas, France
  

et Henri Borreill
EXAMETRICS, St-Estève, France
Les données LIDAR : enjeux scientifiques et technologiques, marché

Résumé : La France a toujours été présente dans la genèse du laser et de ses applications en télémétrie. Dès les années 50 le Professeur Alfred Kastler (Nobel 66) et son collègue Jean Brossel ont ouvert la voie au pompage optique qui permettait la production effective de lumière cohérente monochromatique.
Les premières applications de télémétrie apparaissent en 1960. Aujourd’hui, les technologies laser (à l’état solide) et les acquisitions à très hautes fréquences sont très matures, miniaturisées et continuent de progresser. Là n’est plus le problème ! En revanche, elles mettent à notre disposition une masse de données considérable qu’il nous faut traiter, afin d’en extraire des mesures précises en 3D, là est la difficulté !
Il nous faut combler, le retard qu’a pris le traitement massif de données mis à notre disposition, dans ce domaine, face à l’efficience des technologies qui les fournissent. En 50 ans, la résolution a évolué du km au mm et l’outil d’acquisition est passé du satellite à notre main, pour explorer les territoires et notre environnement.
Aujourd’hui, la communauté scientifique et technologique est très mobilisée sur le sujet du traitement de la donnée LIDAR. Les publications sur le thème n’ont jamais connu une telle intensité, et les expérimentations sont très nombreuses, tout comme les applications.
En se limitant aux applications de traitement de données dans le domaine environnemental (site naturel ou anthropique), le séminaire abordera :
• les thèmes scientifiques faisant l’objet d’investigations fortes,
• les limites technologiques de traitement auxquelles sont confrontées les industriels,
• les schémas de coopération locale recherchées avec le monde académique,
• des exemples d’applications mis en oeuvre par la société EXAMETRICS et les marchés ciblés.


Jeudi 15 novembre 2018 à 11h15
Robert Brouzet
LAMPS, Université de Perpignan Via Domitia, France
Les mathématiques sont-elles une partie de la physique ?

Résumé : Les mathématiques font-elles partie de la physique, comme l'affirmait Vladimir Arnold ou, au contraire, sont-elles « essentiellement un travail de la pure raison indépendant de toute expérience sensorielle » comme l'écrivait Alexandre Grothendieck dans son ouvrage Récoltes et semailles ? L'observation de l'histoire des mathématiques semble montrer que ces deux points de vue antagonistes sur la nature des mathématiques repèrent en fait deux tendances qui, au cours du temps, ont continuellement opéré un mouvement dialectique entre induction et déduction, concret et abstrait, physique et monde des Idées ; c'est même ce dialogue harmonieux qui a permis le développement des mathématiques telles que nous les connaissons aujourd'hui.  Peu à peu des concepts épurés se sont dégagés, souvent sur des échelles de temps longues, à partir de l'observation et de la manipulation minutieuses, patientes et acharnées d'objets initiaux concrets, c'est-à-dire issus du monde réel, de la Nature, et donc relevant de la physique. Par exemple le concept de groupe procède par abstraction du cas particulier des groupes de transformations, notamment dans le cas fini des groupes de permutation étudiés par Lagrange, Galois et Abel dans le cadre de la résolubilité par radicaux des équations algébriques ; ou encore le concept de variété différentiable généralise par abstraction la notion de courbe, de surface ou plus généralement de sous-variété, et permet une vision intrinsèque de ces objets dont la définition nécessitait jusque-là la référence à un espace ambiant dans lequel ils étaient plongés.
Pourtant, comme une sorte de revanche du concret sur l'abstrait qui, chassé par la porte, fait son retour par la fenêtre, il s'avère que dans nombre de théories mathématiques on trouve des théorèmes affirmant que l'objet abstrait qu'elles étudient peut se réaliser dans un objet concret de la théorie qui lui a servi de modèle. En d'autres termes le plus général peut être vu comme contenu dans le particulier. C'est surtout à cet aspect-là de l'opposition concret versus abstrait que nous nous intéresserons dans cet exposé qui proposera une petite promenade dans l'histoire des mathématiques.


Jeudi 11 octobre 2018 à 11h15
Assalé Adjé
LAMPS, Université de Perpignan Via Domitia, France
Vérification exacte de systèmes dynamiques affines en temps discret

Résumé : Dans cette présentation, nous nous intéressons à la vérification automatique de propriétés sur des systèmes dynamiques affines asymptotiquement stables. Nous cherchons à valider ou réfuter la propriété donnée. Le problème de vérification est équivalent à un problème de maximisation sous des contraintes d'atteignabilité. Or, l'atteignabilité revient à considérer des suites infinies. La résolution de ce problème passe donc par le calcul d'un rang à partir duquel il est inutile de chercher une solution optimale. La méthode de calcul présentée se base sur des outils classiques de théorie des matrices, comme les normes matricielles, les valeurs propres extrêmes et l'équation de Lyapunov discrète.


Jeudi 27 septembre 2018 à 11h15
Jean-André Marti
IUniversité des Antilles, Pointe à Pitre, Réunion, France
The hurricane eye's wall

Résumé : (Some major hurricanes as Maria of category 5 have completely destroyed in 2017 many Caribbean islands as Domenica, Barbuda, the french part of Saint Martin, and seriously damaged Porto Rico, Haiti, Cuba Virgin Islands and a large part of Miami in Florida. The total number of dead people is at least 547. The maximum wind velocity was 350km/h.
This catastrophic event gives a good motivation to study more closely the problem and we propose a new approach of it. The hurricanes tracks are now well forecasted but we cannot change them. But we can study the destructive machinery of the hurricane's eye, not well known. Then)
The talk is devoted to the study of the structure of the hurricane's eye, and its border, the eye's wall, following previous results from Le Roux and Marti. A jumping solution acrosss the eye's wall to the Mercator projection of the Euler equations leads to a new result stated by Le Roux in a recent but unpublished manuscript : in a given hurricane model the wind speed (at the sea level) has a dicontinuous jump tangent to the 2D curve of the eye's wall. Here we develop a generalized functional framework which permits a mathematical proof of the result. The 2D study, with a symmetry of revolution hypothesis, can be interpretated as the basis of the 3D one, the model will be reduced to a system hyperbolic nonlinear of two equations in which the altitude z can be interpretated as a real evolution variable. The purpose of this model is to contribute to a better understanding of the cyclonic phenomenon.
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Mise à jour le 26 novembre 2018